Né à Saalfelden (Autriche), en 1943

Aquarelliste exceptionnel, Gottfried SALZMANN fait jaillir toute la poésie des villes qu’il peint et transforme. Il recherche également des interactions avec le dessin, la gravure, la photographie, l’acrylique et la peinture à l’huile. Il expose depuis 1968 dans les principales galeries internationales en Europe, Japon, Etats-Unis, etc... De nombreuses publications lui ont été consacrées en français, allemand et anglais.

Oeuvres

Expositions & foires



Vidéos

Exposition "Regards"

2015

Exposition 'Oeuvres récentes"

2013

Gottfried SALZMANN dans son atelier à Vence

2013

Gottfried SALZMANN, le peintre de l'eau - 1ere partie

2010

Gottfried SALZMANN, le peintre de l'eau - 2e partie

2010

Biographie

EXPOSITIONS DANS LES MUSEES
2013 : Rétrospective au Salzburg Museum, Autriche
2012 : Musée Kubin, Zwicklet, Autriche
2009 : Le Carmel, Tarbes, France (Galerie ARCTURUS)
2008 : Espace Raymond Moretti, Esplanade de la Défense, France
2006 : Inauguration de la salle Gottfried Salzmann au Musée Carolino Augusteum de Salzbourg, Autriche
2003 : Musée Carolino Augusteum de Salzbourg, Autriche
2001 : Musée de Saint-Maur-des-Fossés, La Varenne, Fance
1998 : Palais Bénédictine, Fécamp,France
1996 : Centre d’art Contemporain de Rouen (avec Nicole Bottet), France
1993 : Musée de la Seita, Paris, France
1991 : Oberösterreichisches Landesmuseum Linz, Autriche ; Metropolitan Museum de Manille, Philippines ;  Musée d’Art Moderne du Rupertinium de Salzbourg, Autriche
1987 : Staatliche Sammlungen Schweinfurt, Allemagne
1982 : Musée de l’Albertina de Vienne, Autriche
1973 : Maison de la Culture d’Amiens, France

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
Allemagne : Krefeld (Galerie Peerlings) ; Düsseldorf (Galerie Walther) ; Cologne (Galerie Boisserée) ; Munich (Galerie Gunzenhauser, Galerie Seifert-Binder) ; Hambourg (Galerie Lochte) ; Trèves (Galerie Palais Walderdorff) ; Darmstadt (Galerie Netuschil) ; Francfort, Stuttgart, Mayence, Schweinfurt, Nüremberg (photographies), Aix-la-Chapelle
Angleterre : Londres (Albermale Gallery)
Autriche : Vienne (Galerie Würthle, Galerie Stubenbastei, Galerie Contact), Salzbourg (Galerie Welz), Linz (O Ö Kunstverein, Galerie Grüner, Galerie Figl), Steyr, Innsbruck (Galerie Bloch, Galerie Maier), Lusteneau (Galerie Neufeld), Klagenfurt (Künsterhaus, Galerie Slama), Graz, Bozen
Belgique : Bruxelles
Etats-Unis : New-York (Austrian Institut, K.P.F. Gallery, Franklin Bowles Gallery), Washington DC (Bader Gallery), San Francisco (Franklin Bowles Gallery)
France : Paris (Galerie Flak, Galerie de l’Atelier Lambert, Galerie l’Oeuil Sévigné, Hôtel de Ville, Galerie Nichido, Galerie Etienne de Causans, Galerie ARCTURUS) Rouen (Centre d’Art Contemporain), Aix-la-Chapelle, Amiens (Maison de la Culture), Deauville, Tours
Hongrie : Budapest
Japon : Tokyo (Galerie Nichido), Fukuoka (Galerie Nichido)
Liechtenstein : Vaduz (Galerie Haas)
Philippines : Manille
Pologne :Varsovie
Suisse : Bern (Galerie Vita), Bâle, Lausanne, Fribourg (Galerie Ollier)

FOIRES (sélection de villes)
Alexandrie, Bâle, Cologne, Düsseldorf, Francfort, Gand, Hong-Kong, Los Angeles, Paris (Art Paris et Elysées de l’Art avec  Galerie ARCTURUS, FIAC) Stockholm, Strasbourg, Vienne, Washington

COLLECTIONS PUBLIQUES
Autriche : Musée de l’Albertina, Vienne ; Musée d’Art Moderne du Rupertinium, Salzbourg ; Musée Carolino Augusteum, Salzbourg ; Oberösterreichisches Landesmuseum, Linz ;  Collection Essl Klosterneuburg, Vienne
Corée du Sud : Musée de Séoul, Séoul
France : Musée de la Ville de Paris ; Bibliothèque Nationale, Paris
Lichtenstein : Musée d’Art du Lichtenstein, Vaduz
Philippines : Metropolitan Museum of Manila, Manille
Suisse : Musée Jenisch Vevey, Vevey

PRIX
1977 : 1er prix International pour l’aquarelle à Rome
1975 : Grand prix de dessin de la “ Salzburger Wirschatskammer ”
1972 : Prix de dessin David-Weill, Paris – Prix Theodor Körner, Vienne

BIBLIOGRAPHIE
2013 : Ed. Prestel Verlag, Munich, Londres, New-York
2006 : « Monographie Gottfried Salzmann », Coédition Thalia Paris et Edition Welz Salzbourg, textes de Pascal Bonafoux, Nikolaus Schaffer, préface de Klaus Albrecht Schröder, Conservateur du Musée Albertina de Vienne
2003 : « Salzmann », Salzbourg, Paris, New York, Catalogue MuseumCarolino Augusteum, textes de Erich Marx, Nikolaus Schaffer
2000 : « Salzmann, L’aquarelle », Edition Callwey, Munich, texte de Salzmann
1999 : « Salzmann, Poésie der Städte », Edition Galerie Peerlings, Krefeld (Allemagne), textes de Spielmann, Bottet, Salzmann
1998 : « Salzmann », Edition Galerie Welz, Reflets, Salzbourg, texte de Otto Breicha ;
« Salzmann », Palais Bénédictine, Fécamp, texte de Nicole Bottet
1997 : Salzmann, Les villes, Prieuré de Saint Cosme, Tours, texte de Marc Hérissé
1993 : « Salzmann », Wasser-Speigelungen, Edition Galerie Welz, Salsbourg, texte de Nicole Bottet
« Salzmann », Querdirch, Edition Galerie Peerlings, Krefeld (Allemagne), texte de Heiderose Langer
1991 : « Gottfried Salzmann, Paysages urbains, et paysages de la nature ». Catalogue de l’exposition du Oberösterreichisches Landesmuseum Linz, texte de Erich R. Heller
1988 : « Salzmann », Städte, Galerie Welz, Salzbourg, texte de B.Denvir
1985 : « Gottfried Salzmann », New York, Galerie Seiffert-Binder, Munich, texte de Gérard Xuriguera
1982 : « Gottfried Salzmann, Aquarelles et dessins ». Catalogue de l’exposition au Musée de l’Albertina de Vienne, textes de Walter Koschatzky et Jean-Marie Dunoyer ;
« Gottfried Salzmann », Edition Galerie Neufeld, Lustenau (Autriche), texte de Walter Koschatzky ;
« Gottfried Salzmann, Dessins », Edition Galerie Welz, Salzbourg, texte de Wieland Schmied
1977 : « Salzmann, Aquarelles », Edition Galerie Welz, Salzbourg, texte de Walter Koschatzky

Presse



Textes

GOTTFRIED SALZMANN – REGARDS POSES SUR TRENTE ANS DE CREATION…

Mise en évidence du parcours sincère d’un homme dont la vie s’est élaborée autour d’une démarche artistique authentique et sans compromission.

Ce n’est pas d’entrée de jeu que l’artiste dévoile les diverses facettes de sa création. Maître de l’aquarelle, coloriste délicat, Gottfried Salzmann mesure l’infinité des tonalités que lui offre cette technique, combinant les jeux de pigment, de l’eau, du grain du papier, alchimie subtile dont il connaît tous les secrets mais qui le surprend encore.

Des paysages vaporeux d’une nature mystérieuse, Gottfried Salzmann en renforce l’évanescence des tons verts et ocrés. Attiré par la ville et ses touches, facettes multiples que notre perception visuelle restitue dans sa globalité. Paradoxe de ses aquarelles qui excellent à magnifier la fluidité de la matière minérale de la pierre, le béton, l’acier ou le verre. !

Les sites urbains supplantent progressivement les paysages ruraux et s’inscrivent dans une problématique très actuelle. Le traitement des reflets poussés au paroxysme livre une vision personnelle de la perception de notre environnement.

L’importance des valeurs des noirs et blancs est primordiale dans les dessins et certaines gravures. L’artiste qui se défend de l’abstraction révèle la complexité des limites du dessin quand il épure les tracés au point de ne plus que les suggérer.

Le velouté des aquatintes, propre à l’artiste, rappellerait le traitement des aquarelles mais la connaissance intime qu’il a de la plaque de cuivre lui permet d’en exprimer des subtilités peu communes.

Par Bernadette BOUSTANY
Conservateur du Patrimoine – Musée de Saint-Maur

Dans le domaine de l’art à la fin du XXe siècle, il existe une technique tabou aux yeux des avant-gardistes : l’aquarelle. Cela est d’autant plus étonnant que le développement de l’art, depuis les années 1960, ne connaît absolument plus de limites esthétiques ni technologiques. La liberté de création permet à l’artiste de recourir à tous les matériaux et à toutes les techniques allant des formes d’expression industrielles aux formes d’expression artisanales traditionnelles. Seule l’aquarelle semble être corrompue par l’abus des cours sans originalité destinés aux peintres amateurs, de la Toscane au nord de l’Allemagne. Cela accroît aussi le sentiment d’une injustice historique, laquelle est d’autant plus inexplicable que la première moitié du XXe siècle a vu encore quelques-uns des artistes les plus remarquables démontrer leur talent d’aquarellistes, Paul Klee ouvrant la marche avec d’autres artistes du Cavalier Bleu.

Faire de l’aquarelle dans ce contexte typique de l’époque semble donc tout aussi risqué que de se spécialiser dans les vues topographiques : vedute urbaines et paysages. Gottfried Salzmann lève radicalement un tabou en se consacrant à ces motifs si longtemps dédaignés. Il utilise en effet une technique frappée d’un verdict esthétique qui a toutefois déjà trouvé son grand maître, dans un autre style, en la personne du vieil Oskar Kokoschka. Et pourtant, on ne pourrait pas s’imaginer plus grande différence entre les dessins de Kokoschka à l’aquarelle et la technique humide sur humide, unique en son genre, de Gottfried Salzmann. Salzmann est en effet beaucoup plus proche d’Emil Nolde et de William Turner, parfois également de Rudolf von Alt, et du peintre de Graz, toujours autant sous-estimé, Wilhelm Thöny. Salzmann reste cependant unique, tant sur le plan de la composition qu’au niveau des couleurs. Bien que la virtuosité ne soit plus depuis longtemps gage de qualité artistique, on ne peut s’empêcher de considérer Gottfried Salzmann comme l’aquarelliste probablement le plus virtuose et le plus complexe des dernières décennies. Salzmann sait faire du papier blanc exempt de tout pigment un support expressif aussi important que la couleur et dans le même temps un élément stabilisateur pour ses compositions. Ses éclaboussures d’eau et de couleurs, comme réparties au hasard sur le papier, sont d’une délicatesse qui n’a rien de doux ou de superficiel en soi, pour la simple raison que celle-ci fait partie, dans un équilibrisme japoniste, de la conception d’ensemble : elle n’est jamais une fin en soi.

Pour l’Albertina, la collection d’aquarelles de Salzmann, propriété du musée, compte parmi les plus précieux trésors. Salzmann s’affirme, dans la lignée d’Albrecht Dürer en passant par Rudolf Von Alt jusqu’à l’œuvre tardive de Klee, comme un héritier et successeur légitime, et non comme un épigone. Gottfried Salzmann n’a pas seulement contribué à réhabiliter un genre en apparence dépassé depuis longtemps, à l’image des peintures de paysages et des vedute urbaines, il est également à l’origine de la redécouverte des possibilités inépuisables d’une technique injustement reléguée au second plan.

Par Dr. Klaus Albrecht SCHRÖDER

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