« Je n’y connais rien ».
C’est probablement la phrase que j’entends le plus souvent dans une galerie. Elle est dite avec pudeur, parfois avec une légère inquiétude, comme si l’art était réservé à ceux qui possèdent un code secret. Cette phrase est objectivement vraie : beaucoup de visiteurs n’ont pas de formation artistique, ne maîtrisent ni les courants, ni les références, ni les grilles d’analyse. Mais elle est aussi trompeuse.


