En tant que galeriste d’art contemporain depuis plus de 26 ans, j’observe quotidiennement une réalité souvent mal comprise : la culture n’est pas un supplément d’âme, elle est une des bases essentielles du fonctionnement d’une société. Elle structure les imaginaires, façonne les comportements, stabilise les repères et permet à une collectivité de se reconnaître, de se transformer et de se projeter. Le débat actuel autour de la qualification de l’art comme « richesse improductive » révèle une confusion profonde entre rentabilité immédiate et utilité réelle. Ce glissement conceptuel invite à rappeler une évidence trop souvent reléguée : une société privée de culture ne s’appauvrit pas seulement économiquement, elle se fragilise symboliquement, socialement et humainement.
Anne
Articles connexes

Edition juin 2022
28 juin 2022
Plus qu’une semaine avant la nouvelle ère !
15 juin 2024
Retrouvailles ! Juillet à la galerie !
9 juillet 2021


