Né à Paris, en 1964

Après un diplôme d’ingénieur géologue, Nicko RUBINSTEIN décide de se consacrer à la sculpture. C’est en 1991 qu’il choisit la sculpture animalière comme pour illustrer une quête spirituelle de l’universel où homme et animal se mêlent étroitement. La formation scientifique de RUBINSTEIN se ressent dans les transparences du plexi-verre où jouent les squelettes.
« Un des aspects fondamentaux de mon travail est l’envie de révéler la structure cachée, l’ossature intérieure, l’anatomie des êtres et du monde, avec l’intuition, je dirais même la conviction, qu’il y a là un secret caché… ».

Oeuvres

Expositions & foires



Biographie

EXPOSITIONS DANS LES MUSEES
2004 
: « Souvenirs d’Afrique », Musée de Blois, France
2001 : « Trans zoo express », Musée A.G. Poulain, Vernon, France
1997 : « Best’hier pour bêtes de demain », Musée de Blois, France

EXPOSITIONS PERSONNELLES
Belgique
 : Bruxelles (Galerie Salvador)
France : Aix-en-Provence (Espace Ste Catherine de Sienne) ; Arles (Chapelle des Jésuites) ; Aubagne (Salle du Bras d’Or) ; Digne (Réserve Géologique des Alpes-de-Haute-Provence) ; Evreux (Maison des Arts) ; Hyères (Tour des Templiers) ; La Seyne sur Mer (Villa Tamaris) ; Lyon (Galerie Georges Verney-Carron, Galerie Animal) ; Manosque (Fondation Carzou) ; Marseille (Galerie Porte Avion, Espace l’Autre Côté, Espace Ecureuil, Cabinet Raynal-Barbarit) ; Nantes (Le Lieu Unique) ; Paris (Galerie ARCTURUS) ; Privas (Galerie d’exposition du Théatre de Privas) ; Saint Cyr sur Mer (Centre d’Art Sébastien) ; Saint Rémy de Provence (Bibliothèque Joseph Roumanille) ; Toulouse (Galerie Sollertis)
Pays-Bas : Amsterdam (Galerie Hoopman)

EXPOSITIONS COLLECTIVES
Belgique 
: Bruxelles (Galerie Salvador, Arthus Gallery) ; Kluisbergen (Green House Gallery) ; Torhout (Kasteel d’Aertrycke, Cultureel Centrum de Bouckerer)
France : Aix-en-Provence (Opus Gallery) ; Arles (Espace Van Gogh) ; Avignon (Galerie Marina) ; Cailar (Centre d’art) ; Forcalquier (Galerie Luba) ; Issy les Moulineaux (Musée de la Carte à Jouer) ; Istres (Centre Intercommunal d’Art Contemporain) ; La Seyne sur Mer (Villa Tamaris) ; L’Isle sur la Sorgue (Galerie Philippe Boidet) ; Lodève (Musée de Lodève) ; Marseille (Château Borely, Galerie David Pluskwa Art Contemporain, Pavillon M, Musée Regards de Provence, Villa Massalia, Galerie Le Cargo, Galerie Le Laboratoire, Docks Sud, Galerie Park’Art, Galerie de l’association Rivages) ; Paris (Musée Maillol, Espace CO2, Galerie ACTURUS, L’Atelier des Artistes, Galerie Sollertis, Galerie Artima, Couvent des Cordeliers, Galerie Thierry Salvador) ; Saint Cyr sur Mer (Centre d’Art Sébastien) ; Saint Tropez (Galerie Petitjean) ; Tarascon (Château de Tarscon, Musée Imaginaire du Moyen Age) ; Toulouse (Lieu Commun) ; Villeneuve les Avignon (Abbaye Saint André)
Pays-Bas : Amsterdam (Galerie Hoopman) ; La Haye (Galerie De Twee Pawnen)

FOIRES
Corée du Sud : Biennale de Daejeon, Daejeon
France : FIAC, Paris ; Biennale d’art Contemporain, Brie Comte Robert ; Salon du Dessin Contemporain, Paris ; Salon de printemps, Lyon ; Salon des artistes Naturalistes, Museum National d’Histoire Naturelle, Paris ; Deuxième biennale de la sculpture animalière, Rambouillet ; Salon des indépendants, Rillieux la Pape ; Biennale des Artistes, Manosque ; Biennale de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne, Nice

COLLECTIONS PUBLIQUES
Musée A. G. Poulain, Vernon ; Museum National d’Histoire Naturelle , Paris ; Collège Sylvain Menu, Marseille

PRIX
2001: Manosque – Prix du Jury – Biennale des Artistes de Manosque et de la Région
1998 : Paris – Prix de Sculpture – Salon des Naturalistes – Musée National d’Histoire Naturelle
1996: Lyon – Prix de la Jeunesse – Salon de Printemps

BIBLIOGRAPHIE
2007 : « Mickey is also a rat » Catalogue de l’exposition ;
« D’un texte à l’autre », François Bazzoli, Papiers Libres
2006 : « Traces » Catalogue de l’exposition ;
« Mickey, souffre-douleur de Nicko », François Coste et Nicko Rubinstein, Art Sud
2003 : « Souvenir d’Afrique » Catalogue de l’exposition
2000 :  « 5 ou le taureau et les cardinaux », Editions Images en manœuvre
1995 : « Nicko » Catalogue de l’exposition

FILMS, TV, RADIO
1998 : « reportage sur le prix de sculpture du salon des artistes naturalistes » – TF1, journal de 20h
1997 : « reportage sur l’exposition de Blois » – FR3
1996 : « la réserve géologique des Alpes de Hautes Provence » – Série de France Culture
1995 : « l’Arche de Nicko » – réalisateur Paule Rossi – 13 Production

Presse



Textes

Ici est sculpture, délivrant l’inédit de la souffrance, en dissolvant ce qui maintient l’illusion.
Ici, c’est le gouffre sous-jacent de la mutilation, sensation pure, rejetée jusqu’aux confins d’une perte de soi qui va se lover dans le noir cosmique.
(…)

LORSQUE LES MOTS (MAUX) DEVIENNENT OBJETS

(…)
La Shoah a laissé des traces indélébiles chez Nickó Rubinstein, dans la lignée de ces « enfants d’orphelins », elles se lisent, oh combien, dans ses créatures insensées, hurlantes ; dans des accouchements médusés, jaillissements au-delà des mots, du social, pure palpitation d’une chose créée, d’un petit mammifère chaud en attendant l’autre qui prendra sa place.

Zoomorphisme découvrant la solitude dans des sas entre les mondes, où les hurlements ne servent à rien puisqu’il n’y a personne pour les entendre. Mais l’œuvre, elle-même, est partagée dans une autre dimension, celle de l’éthique où la douleur reconnue peut être un viatique. Et la fine gaze, délicatement apposée, qui protège momentanément les onguents de la vie et voile pudiquement, de ses élégants surplis, ‘indicible étrangeté, la ramène tel un ovni dans notre espace habitable où elle sera apprivoisée.

Et des axes se constituent, un désir pour construire l’être de manière intrinsèque ; c’est cela la création. Dans sa solitude créatrice, Nickó éprouve sa verticalité, qu’il dresse dans le secret des limons ; la colonne vertébrale de l’embryon peaufine ses gemmes. De ses voyages imaginaires, des ses angoisses, presque de ses folies, il a fait naître des œuvres les plus paradoxales qui soient, à la fois complètement pensées et construites, et en même temps comme surgies de l’imaginaire d’un indigène flamboyant.

Comme Rimbaud, je le verrai bien descendre des fleuves impassibles, et pris pour cible par des pygmées irascibles.

De ses mains habiles, l’une tournée vers le passé, l’autre plongée dans le futur, il a su créer de véritables objets  » premiers » irradiés de sens et de beauté, de ceux que l’on aimerait avoir.

Nickó inscrit ses formes dans l’ordre du monde, les fait entrer en écho avec la mesure de la terre. L’artiste se fait sémanticien dans une interface entre objectif et subjectif.Le subjectif est de la parole plus que du langage. L’œuvre d’art ici subit une mutation ; elle n’est plus cet objet figé auquel on accorde un fétichisme, mais elle se situe plutôt dans son identité, ouverte au dialogue pour que l’autre puisse s’exprimer et que l’ego se retire. Et, ce retrait est le principe même de la création dans la kabbale.

Avec une impitoyable sûreté, une magistrale et inquiétante précision, il transcende le lieu commun de l’objet – le déchet, l’ordure, le produit usager, l’article neuf. C’est précisément pour élever l’expressivité intrinsèque d’un objet à une puissance supérieure qu’il a si souvent recours aux procédés rigoureusement inverses ; présentation détournée de notre nature moderne, industrielle et urbaine. Cette présentation s’opère à partir des gestes les plus simples de l’expression humaine, ceux de l’appropriation primaire et directe. Voilà pourquoi ces œuvres sont pour nous l’occasion inespérée d’images nouvelles, poétiques et originales, à partir d’une réalité banalisée par l’usage du quotidien.

Par Jacques DUBOIS
Conseiller municipal délégué au patrimoine de la ville d’Aubagne et membre du collectif de ‘Association Fonds Mémoire d’Auschwitz

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