Né à Dortmund (Allemagne), en 1970

Dans son atelier, prennent corps et âme des personnages qui sont à la fois exotiques par leur physique, mais proches et contemporains par l’expressivité des sentiments qui leur donnent chair. Ses visages silencieux nous parlent subtilement d’une recherche de la vérité de l’être. Gabriel SCHMITZ expose très régulièrement en Europe depuis 1991.

Oeuvres

Expositions & foires



Vidéos

Exposition " Être ému par une image"

2016

Exposition "Un autre jour, un autre lieu"

2014

Biographie

FORMATION
1990 – 1994 : Ecole d’Art d’Edimbourg, Ecosse
1994 – 1995 : Master d’Art Européen, Ecole d’Art de Winchester, Angleterre et Barcelona, Espagne

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
Angleterre : Londres (Hirschl Contemporary Art) ; Edimbourg (Filmhouse Gallery)
Espagne : Barcelone (Galerie Barnadas, Galerie Esther Montoriol, Galerie 22, Igualada, Galerie Safia, Galerie Ambit, Euskal Etxea) ; Madrid (Galerie Rayuela) ; Girone (Galerie Can Marc) ; Salamanque (Birdland)
Etats-Unis : Philadelphia (Pringle International Art)
France : Paris, (Galerie ARCTURUS)
Norvège : Oslo (Galerie Ramfjord)

EXPOSITIONS COLLECTIVES
Angleterre : Londres (Hirschl Contemporary Art) ; Edimbourg (Ash Gallery, « Passage-a travelling group show », Leone Cockburn Gallery)
Espagne : Barcelone (Galerie Ambit, Galerie Safia, Galerie Esther Montoriol, Galerie Barnadas) ; Madrid (Galerie Rayuela)
Etats-Unis : Philadelphia (Pringle International Art) ; New Jersey (MANA Contemporary)
France : Paris, (Galerie ARCTURUS)
Norvège : Oslo (Galerie Ramfjord)
Singapour : Singapour (Barnadas-Huang Gallery)

FOIRES
Belgique : Brussels AAF 16
Danemark : Copenhagen Art Fair
Espagne : Art Madrid, Foire d’Art Actuel, Madrid ; Artexpo 03, Barcelone
Etats-Unis : Miami Art Fair, Miami ; Scope New York Art Fair, New York
France : Lille Art Fair, Lille (Galerie ARCTURUS); ST-Art 05, Strasbourg (Galerie ARCTURUS),
Grande-Bretagne : Glasgow Art Fair, Ecosse ; « Art 99 », Hirschl Contemporary Art, Londres
Italie : MiArt, Art Fair, Milan
Singapour : Singapore AAF

COLLECTIONS PUBLIQUES
Angleterre : Cooke and Carpmael, Londres; Royal Crescent Hotel, Bath

INSTITUTIONS
2015 : ESKFF-Residence, MANA Contemporary, New Jersey
2011-2012 : Collaboration “D’une page blanche”, Ballet contemporain, Marché aux Fleurs, Barcelone
2007 : “Quant temps fa que som aquí?”, Résidence à l’Hopital universitaire de Bellvitge, Barcelone
2003 :“Pasarela/Silencio”, installation au  Centre de Création “L´Animal a l´esquena”, Girone
1998 : Série “Temporada d´Opera 98/99”, programme annuel de l’Opéra Liceu, publié par le cercle Amics d´el Liceu, Barcelone
1996 : « Territoires », Centre Culturel Can Felipe,  Barcelone

PUBLICATIONS
2012 : Publicatión en facsímile de “Viaje a Japón”, carnets de voyage, The Private Space-Books, Barcelone
Presse – Articles : Le Miroir de l’art, l’Officiel des galeries, Azart, La Vanguardia, El Punt, El Periódico

Presse



Textes

Gabriel SCHMITZ s’est formé dans plusieurs pays : dans son Allemagne natale, à Edimbourg (Ecosse), Salamanque et Winchester (Angleterre) ; un parcours artistique qui a abouti à une œuvre suggestive, dans la lignée de l’expressionnisme Allemand, avec une touche métaphysique.

Pour Gabriel SCHMITZ, peindre est un moyen d’introspection qui lui permet de se connaître et de communiquer. Son œuvre révèle une préoccupation humaniste, étant centrée sur la figure humaine, généralement féminine, afin de représenter des états d’introspection dans un langage subtil et lyrique. Il s’intéresse à  l’enregistrement de la vie à travers le langage du corps (l’expression des visages, des mains apparemment déformées et exagérées en premier plan, des regards en retrait, des pieds en mouvement…) en tant qu’il détient cette gestuelle fugitive et éloquente qui exprime un état d’âme autant qu’une préoccupation.

Suivant de près d’autres formes d’expressions artistiques comme le cinéma, le théâtre, la danse, la musique ou la photographie, desquelles il s’inspire, il reprend dans son œuvre des impressions et des fragments de moments vécus, enregistre les « expériences du voyage ». Mais ce qui le fascine particulièrement c’est la grammaire gestuelle de la danse et le portrait à la fois de la beauté et de la fugacité de poses harmonieuses, déclinées sur plusieurs variations.

Capter le mouvement au naturel est un de ses thèmes dominants, que ce soit en danse, des gens qui marchent ou courent ou la cadence du repos. Il peint le geste comme une pause silencieuse, un accord en suspens qui paradoxalement semble se poursuivre. Son œuvre respire une certaine tristesse, même dans l’exaspération frénétique dans laquelle sont immergés ses danseurs. Il pense qu’il y a une vérité plus profonde et plus complexe dans la tristesse que dans la joie. Son œuvre attire et séduit au premier regard, touche le spectateur parce que chacun de nous est impliqué dans le thème caché de toute son œuvre : le temps qui va pénétrer l’être. Ses peintures sont des peintures du temps, du mouvement et du silence. Tous les arts dignes de ce nom recherchent l’harmonie des contraires, l’exact point de rencontre, après Baudelaire, de l’éphémère et de l’éternel, le point d’inflexion qui joint les choses contraires, et Gabriel SCHMITZ peint avec l’impulsion qui tente d’immobiliser le mouvement, de fixer les moments fugitifs, de détenir le temps.

« Peindre c’est l’espoir de défier le principe de la perte », explique-t-il. Plus de trente journaux dessinés sont les témoins de cette impulsion de l’artiste à contrecarrer la mort par un travail passionné.

Les tons dramatiques correspondent bien à cette vision, une palette austère de tons froids avec quelques touches de couleur, intense et réfléchissante : bleus, gris, du rouge vif, des verts sporadiques et surtout du noir, intense et élégant. A travers le contraste du noir et du blanc ou du noir et du bleu (qui donne une certaine vibration), des personnages flous et des parties du corps surgis de fonds indéfinis, un peu comme de l’eau (avec des lignes occasionnelles de peinture courante), vus sous un angle commun au cinéma et à la photographie, créer une réalité émotive.

Une part de cette réalité forme aussi l’originalité de ses formats et parfois l’incorporation subtile de collages dans son œuvre.

Gabriel SCHMITZ étudie la figure humaine dans ses multiples expressions, et surtout les Africains. Il peint des êtres solitaires et sensuels, qui transmettent à la fois de la force et de la tension et également une certaine anxiété, assez attirante, des êtres qu’il évoque, même s’il y a généralement un point de départ concret, de souvenir et d’imagination, les représentant tels qu’ils sont révélés par la mémoire.

En ce sens ses peintures sont des traces de l’expérience.

Par Montse GISPER – Sauch I Viader

 

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